Arrondissements de Marseille à éviter : lesquels et pourquoi ?
Si vous arrivez à Marseille et que votre priorité est la sécurité et une qualité de vie stable, les tendances des classements d’avis d’habitants pointent surtout les 15e, 13e, 10e, 14e, 3e et 1er arrondissements comme les plus délicats. Mon conseil de terrain: ne décidez jamais sur le seul numéro d’arrondissement, car les écarts peuvent être très forts d’une rue à l’autre.
En bref
- À éviter en priorité selon les notes disponibles: 15e, 13e, 10e, 14e, 3e, puis 1er (prudence renforcée la nuit).
- Micro-zones souvent citées comme sensibles: La Castellane, Les Rosiers, La Bricarde, Félix Pyat, La Savine, La Rose, Malpassé, Belsunce, La Belle-de-Mai, Les Crottes, La Cayolle, Le Plan d’Aou, La Kalliste.
- Bon réflexe: croiser avis d’habitants et données officielles (Ministère de l’Intérieur, INSEE, préfecture), puis visiter de jour et en soirée.
- Alternatives souvent mieux notées: 2e, 12e, 16e et 8e, à valider au niveau de la rue.
Ce que mes lecteurs doivent comprendre sur les classements
Les notes d’arrondissements circulent beaucoup, notamment via des plateformes d’avis d’habitants qui évaluent 9 critères: environnement, transports, sécurité, santé, sports et loisirs, culture, enseignement, commerce, qualité de vie. D’autres palmarès existent, par exemple un palmarès 2025 qui a passé en revue 111 quartiers à partir de « 43 critères rassemblés en 8 catégories ». Les résultats peuvent donc varier.
Gardez aussi en tête les limites: avis auto-sélectionnés, échantillon peu lisible, subjectivité, pas de pondération claire, et surtout hétérogénéité à l’intérieur d’un même arrondissement. Même les chiffres peuvent se contredire (le 15e est vu à 3,62/10 et ailleurs à 3,93/10), ce qui impose de recouper.
« À Marseille, un bon appartement sur le papier peut changer de visage à 200 mètres près. La visite à pied, puis le même trajet en soirée, fait souvent la différence. »
Arrondissements souvent considérés “à éviter” et repères concrets
Si vous cherchez un logement sans connaître la ville, je vous recommande d’aborder avec prudence les secteurs qui cumulent note globale basse et sécurité faible.
| Arrondissement | Note globale | Signal principal dans les notes | Exemples de micro-zones citées |
|---|---|---|---|
| 15e | 3,62/10 (autre occurrence 3,93/10) | Sécurité 2,59, qualité de vie 3,41 | Les Crottes, Plateau de la Mûre |
| 13e | 3,84/10 | Sécurité 2,08 | La Rose, Malpassé, zones de grands ensembles |
| 10e | 3,95/10 | Environnement 3,19, transports 3,38 | Quartiers à éviter selon témoignages locaux |
| 14e | 4,05/10 | Sécurité 3,14, transports 3,36 | Îlots des Quartiers Nord |
| 3e | 4,10/10 | Sécurité 2,58, qualité de vie 3,37 | Belsunce, La Belle-de-Mai |
| 1er | 4,63/10 | Sécurité 3,18, transports 6,36 | Zones très touristiques (nuisances, pickpockets) |
Mes conseils pratiques avant de signer un bail
Un propriétaire, une annonce ou une « bonne affaire » ne valent pas une vérification simple. Un jour, un couple m’a expliqué avoir choisi un loyer très bas sans revenir le soir: au deuxième passage, l’éclairage et l’ambiance de la rue ne correspondaient plus du tout à leur besoin. Ce type d’écart, vous pouvez l’anticiper.
- Recoupez: avis d’habitants (forums, réseaux sociaux) et statistiques officielles (Ministère de l’Intérieur, INSEE, préfecture, ONDRP).
- Visitez deux fois: en journée et en soirée, en observant éclairage, parties communes, bruit, propreté, interphone, double vitrage.
- Raisonnez “trajet”: chemin entre transports et logement, en évitant ruelles isolées et rues peu éclairées la nuit.
Et si votre budget est serré ?
Des témoignages évoquent des loyers autour de 420 euros par mois, mais à ce niveau il est souvent difficile de trouver beaucoup d’options « confortables et sereines » dans les zones perçues comme les plus sûres. Marseille compte aussi une réalité sociale marquée: un tiers de la population (près de 350 000 habitants) et 200 000 personnes vivent dans un quartier prioritaire, ce qui influe sur l’offre et la mixité.
Enfin, la pression bouge: en 2024, plus de 5 % des déménagements depuis Paris ont eu pour destination les Bouches-du-Rhône, avec 700 à 1 000 ménages parisiens par an qui s’installent. Pour sécuriser votre choix, visez d’abord une rue bien desservie, et si vous hésitez entre deux adresses, faites primer la visite en soirée et les données officielles sur la réputation générale.


